Soins en santé mentale pour les enfants et les adolescents : que voulons-nous ? Que pouvons-nous ?

Toulouse

le Jeudi 12 sept 2019

Présentation


En France, la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent est en difficulté. Certains, avec un peu de complaisance, l’annoncent déjà disparue. D’autres voudraient la transformer complètement, la couper de ses fondations, la faire plier aux exigences d’une médecine qui se veut moderne, normalisante, scientifique. D’autres encore en sont tellement satisfaits qu’ils n’envisagent pas une seule seconde de remettre au travail son organisation, son fonctionnement et ses références.

 

Les besoins n’ont jamais été aussi bien repérés, les apports théoriques et les connaissances scientifiques n’ont jamais été aussi riches, la sensibilisation, les attentes et l’implication des parents n’ont jamais été aussi importantes, la bonne volonté des uns et des autres pour enterrer quelques vielles haches de guerres et combattre certaines représentations n’a jamais été aussi présente. Même si l’avenir de la démographie médicale est sombre, des centaines de professionnels, aux métiers très divers, aux formations multiples, contribuent sur tous les territoires, au plus près des bassins de vie, à la prévention, au diagnostic et aux soins en santé mentale. De jeunes médecins choisissent cette voie avec enthousiasme et implication. Les généralistes, les pédiatres repèrent de plus en plus la santé mentale de leurs jeunes patients comme l’une de leurs missions majeures.

 

Les rapports se multiplient pour tirer la sonnette d’alarme et rappeler l’utilité et la pertinence de cette discipline médicale : Défenseur des enfants, Mission sénatoriale, Inspection Générale des Affaires Sanitaires, rapport Moro-Brison… Les politiques nous annoncent un soutien, très attendu. Que voulons-nous ? Que pouvons-nous ?D’un côté nous avons l’idéal des pères fondateurs de la pédopsychiatrie, nourri d’humanisme, de psychanalyse, de sectorisation et de thérapie institutionnelle. De l’autre côté, la réalité soumise aux injonctions paradoxales : des soins dits « en mode dégradé » ou coordonnés par des plateformes téléphoniques, et des recommandations qui exigent la qualité, la continuité et la densité des interventions. Il doit bien exister un compromis raisonnable qui permette d’envisager le soin aux enfants et aux adolescents en souffrance psychique de façon humaine, pas trop morcelée, pas trop discontinue, suffisamment prévenante et avec une égalité d’accès.

 

Cette journée est organisée dans l’esprit d’un débat, s’appuyant sur les éclairages de praticiens et de chercheurs et sur les échanges avec les participants.

 

Lieu


Université des Sciences

Toulouse

 

Pour plus de renseignements


05 61 77 60 74

abasolo.p [at] chu-toulouse.fr

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