Enjeux géopolitiques et santé mentale

Neuilly-sur-Marne

Du Jeudi 01 au Vendredi 02 oct

Présentation


Dans notre pays, la reconnaissance des troubles psychiatriques puis la prise en compte de la santé mentale, la recherche d'un mieux-être voire d'un bien-être sont des acquis importants pour tous. Ailleurs, il en va autrement. L'OMS dit qu'une personne sur quatre souffre de troubles mentaux, deux tiers des personnes n'iront pas se faire soigner. Les troubles mentaux font partie des causes principales de morbité et d'incapacité à l'échelle mondiale.  Dans notre département, les patients viennent de tous les coins du monde. La mixité des cultures est là. Qu'en est-il de la souffance psychique ? A-t-elle les mêmes aspects, les mêmes expressions cliniques en Asie, en Afrique ou en Amérique latine ?

 

Nous nous proposons de nous interroger sur la diversité des tableaux cliniques d'une culture à l'autre, sur leurs similitudes ou leurs différences. En Occident, nos analyses, nos diagnostics, nos échelles sont, à présent, celles du DSM5, constitué à partir de la population américaine et européenne. Peut-on l'appliquer partout ? Comment tenir compte des différences culturelles de chacun mais aussi de leurs mélanges, de leurs adaptations ou non à celles du pays d'accueil. Et au delà du culturel, nous savons aussi que dans beaucoup de pays dit du "sud", les libertés fondamentales sont bafouées. Les conflits politiques, les guerres viennent s'ajouter aux conditions sociales et économiques précaires et aujourd'hui, aussi, aux conditions climatiques préoccupantes. Les patients que nous recevons sont la plupart du temps "les pauvres", les exclus de leur pays, ceux qui ont été exposés à des conditions de vie stressantes ou dangereuses, à la maltraitance et à toutes formes de violence, notamment, celles rencontrées pendant la migration. Réfugiés politiques ou économiques, conditions climatiques préoccupantes, surveillance généralisée (ex en Chine) vont entrainer une circulation en masse des personnes valides et/ou vulnérables. L'interpellation récente de la psychiatrie pour les sujets radicalisés, puis pour la prise en charge des enfants revenant de zones de guerre, montre que nous sommes à l'ère d'une psychiatrie mondialisée. Cela s'impose à nous tous les jours. Nous ne pouvons plus l'ignorer, cela nous oblige à nous projeter au-delà de notre zone de confort, de nos acquis occidentaux, pour nous ouvrir sur des approches différentes. Comment les facteurs géopolitiques viennent-ils peser sur notre quotidien, celui de la rencontre avec le patient, modifier notre regard et notre savoir-faire ?

 

Lieu


E.P.S. de Ville-Evrard

202, avenue Jean-Jaurès

93330 Neuilly-sur-Marne

 

Pour plus de renseignements


picto-site EPS Ville-Evrard