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Paris

Du Lundi 11 au Mardi 12 mars

Présentation


« Je ne suis pas fou ! »… ni handicapé.

 

Voilà une protestation bien souvent entendue, de la bouche du patient ou portée par un proche, montrant combien il est difficile de se sentir atteint dans son propre sentiment d’intégrité mentale, et de porter le fardeau de ce qu’on désigne aujourd’hui comme “stigmatisation”. Au-delà du rejet par le corps social, cette notion comprend peut-être cette difficulté profonde à soutenir la conscience d’une perturbation, sans qu’elle ne soit assortie d’une blessure narcissique inacceptable.

 

Si les patients rencontrent inévitablement cette problématique, les professionnels de santé et tout particulièrement les psychiatres sont aussi touchés par la gêne à porter un diagnostic de maladie mentale ou à certifier un handicap. Par un tel acte performatif, ils peuvent craindre d’accabler le présent et de péjorer l’avenir du sujet concerné.

 

L’inquiétude est forte dans les deux sens, celui d’une sous-estimation des troubles amenant une perte de chances dans les soins, comme celui d’une sur-estimation prompte à grever le pronostic. Mais on sait également combien la reconnaissance officielle d’une affection et d’un handicap induit peut avoir d’importance dans l’investissement du soin et sa dynamique, quand bien même sa portée serait contestée au niveau du discours du patient.

 

Passant subrepticement du concept de maladie mentale à celui de trouble psychique, la science psychiatrique des adultes s’est d’une certaine manière autorisée à s’extraire progressivement des notions classiques, très ancrées dans une vision pessimiste, marquée par la permanence et la fatalité. Elle s’est ouverte progressivement à la possibilité d’une maladie en mouvement et donc sur l’espoir d’un rétablissement, issue favorable d’une capacité évolutive qu’on aurait reconnu aussi aux adultes, plus banale chez l’enfant.

 

Et au-delà, le champ des possibles s’est sans doute un peu plus ouvert avec la notion de santé mentale ouvrant aux patients classiquement « en rémission » la perspective d’un rétablissement. Resterait aujourd’hui à en mesurer l’impact, selon le contexte de soins : en psychiatrie publique, les soins restent très marqués par la durée et la lourdeur de certains troubles aux effets de handicap important.

 

Comment le psychiatre et les soignants en psychiatrie peuvent-ils s’appuyer sur ces notions de maladie mentale ou de handicap psychique, pour organiser l’alliance thérapeutique nécessaire ? Comment (faire) reconnaitre la maladie sans qu’elle fasse violence, mais que la prise en compte de cette maladie et du handicap induit nourrisse suffisamment l’espoir de “s’en sortir” ?

 

Quelles voies nouvelles aujourd’hui dans cette perspective ?

 

Lieu


Ministère de la Santé et des Solidarités

Salle Laroque

14 avenue Duquesne

75007 Paris

 

Pour plus de renseignements


Programme

Fédération française de psychiatrie